Ce collectif autunois a été crée le 22 Octobre 2010 par des autunois qui sont des syndicalistes, des personnes oeuvrant socialement ou de simples citoyens.Le but de ce collectif est de ne plus laisser une poignée de nos dirigeants supprimer nos acquis sociaux.C'est aussi refuser de supprimer à court terme notre système de retraite par répartition et de le livrer à la capitalisation.

Bref, vous l'aurez compris, c'est un collectif de résistance au système capitaliste.

samedi 22 janvier 2011

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté pour l’éducation ce samedi

Photo Raphaël Rezvanpour / Manifestation du 22 janvier à Annecy

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté pour l’éducation ce samedi 22 janvier. Elles entendaient dénoncer les multiples réformes qui touchent l’enseignement depuis quelques années, en particulier le non remplacement d’un poste sur deux partant à la retraites. C’est ce qui conduit depuis près de 5 ans à une réduction de plusieurs milliers de postes d’enseignants chaque année.
13 300 selon les syndicats, 10 3000 selon la police, les manifestants ne sont pas descendus en nombre dans les rues, le froid si. Une bise glaciale soufflait aujourd’hui un peu partout en France, le ressenti au vent atteignant près de -10°c, de quoi décourager nombre de révoltés. Les plus gros cortèges ont réunis 5000 personnes à Paris, 2000 à Lille, 2000 à Toulouse, 1500 à Rennes et 1000 à Lyon. Dans la plupart des autres villes le chiffre ne dépassait pas quelques centaines de manifestants.

C’est un collectif de 25 organisations syndicales et associatives (« L’éducation est notre avenir« ) qui avaient appelé à cette journée de mobilisation pour dire leur opposition aux 16.000 nouvelles suppressions de postes de 2011. Depuis 2007, ce ne sont pas moins de 50 000 postes d’enseignants qui ont été supprimés sur un total d’environs 850 000 postes dans l’éducation. Les conséquences ont été la surcharge des classes, des professeurs moins disponibles, des difficultés supplémentaires pour les élèves à suivre le cours mais surtout un manque d’enseignants qui ne sont parfois pas remplacés durant plusieurs mois. Tout cela signifie un grand retard dans les programmes pour des élèves qui passent parfois le bac en fin d’année. Cela est amplifié dans un grand nombre d’établissements où le nombre d’élèves ne cesse de progresser d’année en année alors que des postes d’enseignants disparaissent..

Les cortèges étaient plutôt familiaux ; de nombreux parents accompagnés de leurs enfants, des professeurs et des citoyens révoltés. Peu de lycéens et d’étudiants étaient présents au sein des rassemblements, leurs organisations syndicales ont t’elles fait le travail nécessaire pour mobiliser ? C’est peu probable, à titre d’exemple, la Fédération Indépendante et Démocratique Lycéenne (FIDL) qui fait pourtant parti du collectif organisait ce jour son congrès..

« Maintenant nous n’avons plus de marge à l’Education nationale », a dit la secrétaire générale de la FSU (première fédération de l’Education), Bernardette Groison. « Cela veut dire que des professeurs ne seront pas remplacés, que les classes seront surchargées (…) que des options en lycée seront supprimées, que des classes, en milieu rural notamment, seront fermées », « On va passer à un seuil supplémentaire, ça va être visible sur les conditions de travail des professeurs et les conditions d’études des élèves », a déclaré son homologue à l’Unsa-Education, Patrick Gonthier. Ces propos ont été rapportés par l’agence France Presse.

Et maintenant ?

Le collectif « l’éducation est notre avenir » se réunira ce lundi pour décider des suites du mouvement. Certaines organisations souhaitent une suite rapide, Sud Education à ainsi déposé un préavis de grève national valable du lundi 24 au samedi 29 janvier sur une base élargie de revendications. La Fédération Syndicale Unitaire souhaite quand à elle une nouvelle grève avant les vacances de février ainsi qu’une journée de manifestation courant mars.

Raphaël Rezvanpour
http://actualutte.info/?p=848

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire