PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS
Section Bassin Creusotin
INVITATION
Madame, Monsieur,
Après l'année 2010 marquée par les grandes luttes contre la réforme des retraites, et que le pouvoir Sarkozy a malgré tout réussi à imposer, 2011 s'annonce à nouveau comme une année (que nous vous souhaitons bonne pour vous et votre famille) où il faudra s'opposer à la politique du pouvoir en place.
Dans les luttes passées et celles à venir/ notre Parti, sans nul doute y jouera un rôle important, d'où la nécessité de lui donner des moyens financiers.
C'est pourquoi nous vous invitons à participer au GRAND LOTO POPULAIRE
Que nous organisons le : SAMEDI 22 JANVIER 2011
à partir de 14 h00
BAR de la COURONNE 2, rue de la Couronne - LE CREUSOT
(Place de la Molette)
Venez passer un après midi agréable en famille et gagner les nombreux lots mis en jeu. Merci d'avance pour votre participation.
La Section P.C.F, du Bassin Creusotin
Pour les amis (es) ou camarade(s) qui ne pourraient participer et qui voudraient malgré tout nous aider il(s) elle(s) peuvent faire parvenir leur don à la Section du P.C.F. 30 rue Jean Jaurès 71200 LE CREUSOT.
(Permanences tous les mardis de 17 à 18 H et samedis de 9 à 11H).
Pour celles et ceux qui auraient un problème de déplacement prendre contact avec Daniel SEGAUD 06 89 88 24 33 - Lucie ou Jacques DAILCROIX 03 85 55 39 50 - Marcelle ou Robert LESCURE 03 85 55 57 22.
Ce collectif autunois a été crée le 22 Octobre 2010 par des autunois qui sont des syndicalistes, des personnes oeuvrant socialement ou de simples citoyens.Le but de ce collectif est de ne plus laisser une poignée de nos dirigeants supprimer nos acquis sociaux.C'est aussi refuser de supprimer à court terme notre système de retraite par répartition et de le livrer à la capitalisation.
Bref, vous l'aurez compris, c'est un collectif de résistance au système capitaliste.
mercredi 19 janvier 2011
Algérie, la marche du 22 janvier rejoint par des étudiants qui en appellent à la lutte contre « la tyrannie »
Le comité estudiantin de l’université de Tizi Ouzou se joint à la marche à laquelle a appelé le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) pour samedi 22 janvier à 11 h à Alger.
Le comité en appelle ainsi à l’ensemble de la communauté universitaire pour répondre favorablement à cet appel. « L’expression violente de notre jeunesse dans les différentes régions du pays n’est que le résultats d’un demi-siècle d’autoritarisme, d’oppression et de mépris envers un peuple qui s’est sacrifié pour libérer la nation du joug colonial », explique le comité dans une déclaration rendue publique ce mercredi.
Aux yeux des membres du comité, les luttes du peule ont eu toujours comme réponse de la part du pouvoir : la répression, la fraude électorale et la corruption. « Il n’y a plus de place à l’indifférence qui hypothèque notre avenir en tant que jeunes et condamne celui des générations futures », martèle encore le collectif qui n’a pas manqué de faire le parallèle avec « la Révolution du jasmin » en Tunisie.
« L’impressionnante mobilisation du peuple tunisien, particulièrement de sa jeunesse, qui ne voulait pas renoncer, doit inspirer et motiver tous les patriotes de l’Afrique du Nord qui luttent héroïquement pour le renouveau démocratique et l’Etat de droit dans nos pays respectifs », affirment les étudiants de Tizi Ouzou qui y voient dans la chute du régime Ben Ali « une preuve irréfutable que la tyrannie n’est jamais pérenne. »
Pour rappel, Ahmed Benbitour, ancien chef de gouvernement, ainsi que le PLJ (Parti pour la laïcité et la justice), un parti de gauche non encore agréé, ont apporté leur soutien à la marche du samedi prochain. Même réaction de la part du collectif des clients spoliés par la banque Al Khalifa.
http://actualutte.info/?p=686
Le comité en appelle ainsi à l’ensemble de la communauté universitaire pour répondre favorablement à cet appel. « L’expression violente de notre jeunesse dans les différentes régions du pays n’est que le résultats d’un demi-siècle d’autoritarisme, d’oppression et de mépris envers un peuple qui s’est sacrifié pour libérer la nation du joug colonial », explique le comité dans une déclaration rendue publique ce mercredi.
Aux yeux des membres du comité, les luttes du peule ont eu toujours comme réponse de la part du pouvoir : la répression, la fraude électorale et la corruption. « Il n’y a plus de place à l’indifférence qui hypothèque notre avenir en tant que jeunes et condamne celui des générations futures », martèle encore le collectif qui n’a pas manqué de faire le parallèle avec « la Révolution du jasmin » en Tunisie.
« L’impressionnante mobilisation du peuple tunisien, particulièrement de sa jeunesse, qui ne voulait pas renoncer, doit inspirer et motiver tous les patriotes de l’Afrique du Nord qui luttent héroïquement pour le renouveau démocratique et l’Etat de droit dans nos pays respectifs », affirment les étudiants de Tizi Ouzou qui y voient dans la chute du régime Ben Ali « une preuve irréfutable que la tyrannie n’est jamais pérenne. »
Pour rappel, Ahmed Benbitour, ancien chef de gouvernement, ainsi que le PLJ (Parti pour la laïcité et la justice), un parti de gauche non encore agréé, ont apporté leur soutien à la marche du samedi prochain. Même réaction de la part du collectif des clients spoliés par la banque Al Khalifa.
http://actualutte.info/?p=686
Chili, la révolte prend fin avec la mort de 2 manifestantes
La Patagonie était en proie aux révoltes suite à une décision de l’état d’augmenter le prix du gaz de 17% dans le sud du pays. Ceci dans le but de le rapprocher des tarifs en vigueur dans le reste du Chili.
Depuis le 12 janvier, les manifestant bloquaient les axes routiers ainsi que l’aéroport et le port de Magallanes. Le conflit à couté la vie à 2 deux femmes, renversées mercredi dernier par une voiture alors qu’elles tenaient une barricade selon Romandie. Plus de 200 autres personnes ont été arrêtées durant les affrontements.
Suite a des négociations entre le gouvernement et les organisations à l’origine du mouvement, un accord à donc été trouvé. Le ministre de l’Energie, Laurence Golborne, a annoncé qu’un compromis était intervenu sur une hausse de 3% des prix du gaz contre les 17% de hausse initiale. Le gaz coutait jusqu’à présent 8 fois moins cher dans le sud du Chili quand dans le reste du territoire, mais le gaz sert dans cette région toute l’année pour le chauffage et les transports.
Raphaël Rezvanpour
http://actualutte.info/?p=676
Depuis le 12 janvier, les manifestant bloquaient les axes routiers ainsi que l’aéroport et le port de Magallanes. Le conflit à couté la vie à 2 deux femmes, renversées mercredi dernier par une voiture alors qu’elles tenaient une barricade selon Romandie. Plus de 200 autres personnes ont été arrêtées durant les affrontements.
Suite a des négociations entre le gouvernement et les organisations à l’origine du mouvement, un accord à donc été trouvé. Le ministre de l’Energie, Laurence Golborne, a annoncé qu’un compromis était intervenu sur une hausse de 3% des prix du gaz contre les 17% de hausse initiale. Le gaz coutait jusqu’à présent 8 fois moins cher dans le sud du Chili quand dans le reste du territoire, mais le gaz sert dans cette région toute l’année pour le chauffage et les transports.
Raphaël Rezvanpour
http://actualutte.info/?p=676
Si cette loi passe, c’est la fin de la fonction publique, et de l’Etat!
http://www.mediapart.fr/club/blog/thomas-petit/180111/lump-depose-une-loi-pour-supprimer-le-statut-de-la-fonction-publique-8
«L’UMP dépose une loi pour supprimer le statut de la fonction publique à 80% des personnels !
18 Janvier 2011 Par Thomas PETIT
Communiqué de l’UNSA Finances et Industrie : «Après les déclarations de JACOB, COPE et compagnie sur la volonté de supprimer la garantie de l’emploi dans la Fonction Publique, l’UMP met ses menaces à exécution en déposant une proposition de loi voulant réduire à la portion congrue les bénéficiaires du statut de fonctionnaire.
Cette proposition, consultable sur le site de l’Assemblée Nationale (1), a été déposée le 13 janvier 2011 par MANCEL, mentor de WOERTH dans les années 90.
L’exposé précise qu’une « telle mesure viendrait renforcer la volonté de rationalisation des dépenses de l’État ». En d’autres termes : ça permettrait de licencier à tour de bras au lieu de se limiter au non remplacement d’un départ sur 2.
Par ailleurs, la volonté serait d’offrir des passerelles entre public et privé. Il est évident qu’il s’agit de faciliter la privatisation de secteurs entiers grâce à la tristement célèbre méthode France Télécom (même droit d’option pour ceux en place, droit privé pour les entrants).
L’UNSA Finances et Industrie s’insurge contre cette nouvelle attaque visant la Fonction Publique.
Faut-il encore rappeler que la garantie de l’emploi est ce qui assure une indépendance politique et donc une neutralité des fonctionnaires ? Faut-il rappeler que le statut a permis de quasiment supprimer la corruption en France alors que tant d’autres pays ne sortent pas de cette plaie ?
Le pragmatisme veut que le statut de la Fonction Publique soit conservé et étendu à toute personne travaillant pour l’unicité et l’accès à tous aux services essentiels comme l’éducation, la culture, la communication, l’énergie...
Se limiter aux seules fonctions dites régaliennes (2) est de courte vue et dangereux pour tous les citoyens !"
Elément supplémentaire :
Dans une dépêche AFP du 17 janvier 2011, Chérèque a distingué les "fonctions régaliennes à maintenir sous l’autorité directe de l’Etat" (police, armée, justice) et "l’ensemble des autres missions", conduites "par le public ou par des opérateurs privés", pour lesquelles "l’Etat doit assurer contrôle, évaluation et péréquation". "Une mission de service public ne se résume pas à la forme juridique de l’entreprise ou au statut du personnel" et "un salarié du privé qui assure une mission de service public n’est pas moins républicain qu’un fonctionnaire qui effectue la même tâche", a-t-il ajouté.
Nous ne pouvons que nous inquiéter de cette déclaration au moment où l’UMP dépose une loi qui va dans le même sens. Si la CFDT collabore à la suppression du statut pour 80% des emplois de la fonction publique, ça va devenir dur à défendre.
Si les intentions de l’UMP sont claires (réduire les dépenses de manière comptable, augmenter les opportunités de profit de ceux qui ont les moyens de les exploiter, réduire les contre-pouvoirs dont la neutralité politique des fonctionnaires), celles de la CFDT le sont moins. Le problème, c’est qu’en abondant dans le sens de l’UMP, Chérèque soutient de fait les objectifs de l’UMP rappelés ci-dessus.
Encore une raison de s’indigner !
(1) http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion3088.asp
(2) dont le périmètre peut être variable mais se limite généralement à la Police, l’Armée, la Justice et la création monétaire »
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article112702
«L’UMP dépose une loi pour supprimer le statut de la fonction publique à 80% des personnels !
18 Janvier 2011 Par Thomas PETIT
Communiqué de l’UNSA Finances et Industrie : «Après les déclarations de JACOB, COPE et compagnie sur la volonté de supprimer la garantie de l’emploi dans la Fonction Publique, l’UMP met ses menaces à exécution en déposant une proposition de loi voulant réduire à la portion congrue les bénéficiaires du statut de fonctionnaire.
Cette proposition, consultable sur le site de l’Assemblée Nationale (1), a été déposée le 13 janvier 2011 par MANCEL, mentor de WOERTH dans les années 90.
L’exposé précise qu’une « telle mesure viendrait renforcer la volonté de rationalisation des dépenses de l’État ». En d’autres termes : ça permettrait de licencier à tour de bras au lieu de se limiter au non remplacement d’un départ sur 2.
Par ailleurs, la volonté serait d’offrir des passerelles entre public et privé. Il est évident qu’il s’agit de faciliter la privatisation de secteurs entiers grâce à la tristement célèbre méthode France Télécom (même droit d’option pour ceux en place, droit privé pour les entrants).
L’UNSA Finances et Industrie s’insurge contre cette nouvelle attaque visant la Fonction Publique.
Faut-il encore rappeler que la garantie de l’emploi est ce qui assure une indépendance politique et donc une neutralité des fonctionnaires ? Faut-il rappeler que le statut a permis de quasiment supprimer la corruption en France alors que tant d’autres pays ne sortent pas de cette plaie ?
Le pragmatisme veut que le statut de la Fonction Publique soit conservé et étendu à toute personne travaillant pour l’unicité et l’accès à tous aux services essentiels comme l’éducation, la culture, la communication, l’énergie...
Se limiter aux seules fonctions dites régaliennes (2) est de courte vue et dangereux pour tous les citoyens !"
Elément supplémentaire :
Dans une dépêche AFP du 17 janvier 2011, Chérèque a distingué les "fonctions régaliennes à maintenir sous l’autorité directe de l’Etat" (police, armée, justice) et "l’ensemble des autres missions", conduites "par le public ou par des opérateurs privés", pour lesquelles "l’Etat doit assurer contrôle, évaluation et péréquation". "Une mission de service public ne se résume pas à la forme juridique de l’entreprise ou au statut du personnel" et "un salarié du privé qui assure une mission de service public n’est pas moins républicain qu’un fonctionnaire qui effectue la même tâche", a-t-il ajouté.
Nous ne pouvons que nous inquiéter de cette déclaration au moment où l’UMP dépose une loi qui va dans le même sens. Si la CFDT collabore à la suppression du statut pour 80% des emplois de la fonction publique, ça va devenir dur à défendre.
Si les intentions de l’UMP sont claires (réduire les dépenses de manière comptable, augmenter les opportunités de profit de ceux qui ont les moyens de les exploiter, réduire les contre-pouvoirs dont la neutralité politique des fonctionnaires), celles de la CFDT le sont moins. Le problème, c’est qu’en abondant dans le sens de l’UMP, Chérèque soutient de fait les objectifs de l’UMP rappelés ci-dessus.
Encore une raison de s’indigner !
(1) http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion3088.asp
(2) dont le périmètre peut être variable mais se limite généralement à la Police, l’Armée, la Justice et la création monétaire »
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article112702
«Nous résisterons au fascisme patronal», assure le président de la FIOM à propos du référendum à FIAT-Mirafiori
« Nous résisterons au fascisme patronal » de la FIAT, déclarait le secrétaire-général de la FIOM avant le référendum à Mirafiori sur la remise en cause des droits des travailleurs du site
Introduction et traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/
Le patron de la FIAT Sergio Marchionne espérait faire du référendum du 15 janvier un plébiscite. Au prix du maintien de l’activité sur le site historique de FIAT-Mirafiori les travailleurs du site étaient sommés d’abdiquer leurs droits sociaux et syndicaux.
Certes, le projet patronal est passé. Mais 46% des salariés du site ont tout de même opposé un courageux « Non » à cette odieuse tentative réitérée de chantage et d’intimidation. Le couteau sous la gorge, lâchés par une gauche syndicale (la FIM-CISL membre de la CES tout comme la CGIL) et politique réformiste (le Parti démocrate) plus berlusconienne que Berlusconi lui-même, les ouvriers de FIAT Mirafiori ont résisté en masse.
Seuls avec leur syndicat de classe, la FIOM (branche métallurgiste de la CGIL), désormais interdite sur le site de Mirafiori à la suite de ce référendum anti-démocratique. Le spectre des accords de Vidoni signés en 1925 entre État fasciste, syndicats corporatistes et patronat plane sur cet honteux plébiscite.
A Mirafiori comme dans le reste de l’Italie, la lutte ne ne fait que commencer.
Nous publions ici le communiqué livré par le secrétaire-national de la FIOM avant la tenue du référendum qui reste toujours d’actualité après le scrutin.
Cf nos articles précédents :
Le précédent de FIAT-Pomigliano : http://solidarite-internationale-pc...
Les enjeux du chantage à FIAT-Mirafiori : http://solidarite-internationale-pc...
Nous résisterons au fascisme patronal
de Giorgio Cremaschi, président du comité central de la FIOM
Quelque soit l’issue du référendum à Mirafiori, nous irons de l’avant. La lutte contre l’autoritarisme et le fascisme patronal de Marchionne et pour que le travail retrouve sa dignité et sa liberté continuera.
C’est la FIAT qui a voulu ce référendum, comme l’ont démontré également les revendications malavisées émises par certains syndicats pour le repousser. C’est la FIAT qui a voulu le jugement de Dieu définitif sur les conventions collectives nationales, ainsi que sur les droits et les libertés syndicales.
Les travailleurs de Mirafiori devraient voter au nom de tous les travailleurs italiens le renoncement à tout. Ce référendum n’a aucune légitimité formelle ou morale, il s’agit seulement d’une extorsion brutale au détriment des travailleurs et travailleuses qui, si il se trouvait dans des conditions de liberté, voteraient Non sans l’ombre d’un doute. La FIAT dès le départ a déclaré ne pas être disposée à accepter le « Non » menaçant dans le cas de fermer l’usine. Pourquoi alors, dans le cas contraire, la FIAM devrait accepter le « Oui »? Sachant que ceux qui voteront « Oui » le feront également avec la rage et la larme aux yeux?
Que le principal parti d’opposition, qui s’auto-qualifie de démocrate, ne voit pas la violation des principes constitutionnels de la démocrate dans ce plébiscite autoritaire, c’est la plus grande victoire de Berlusconi. Ce référendum est illégitime formellement et moralement, également parce que, dans les termes de l’accord, cela devrait être la dernière fois que l’on vote. Comme dans toutes les tyrannies, on vote de ne plus jamais voter. On l’élira plus jamais de représentations syndicales, et les assemblées actuelles devraient être les dernières libres. L’adhésion à la FIOM sera interdire, tout comme toute forme de libre adhésion syndicale. Comment appeler cela, si ce n’est du fascisme patronal? D’autre part, pour imposer les conditions de super-exploitation que veut la FIAT, on ne peut que créer une régime de chantage permanent. Même après le vote, si le « Oui » venait à l’emporter, les travailleurs subiront toujours la menace soit du licenciement individuel, avec les clauses qu’ils seront contraints de signer un par un la corde au cou, soit celle de la fermeture de l’usine, comme cela est inscrit dans l’accord.
Face à cette honte, tous les mots paraissent insuffisants, et peut-être que seules les larmes du retraité de la FIAT, que l’on a retrouvé sur toutes les chaînes de TV, expriment le drame. Celui qui y voit le progrès est soit un voyou soit un idiot.
Quelque soit l’issue du vote, les travailleurs ne resteront pas seuls car ils auront la FIOM à leur côté, dans et hors de l’usine, dans l’initiative syndicale comme devant les juges. La FIOM ne signera jamais cet accord et continuera la lutte pour le renverser. Les allemands ne sont pas parvenir à détruire Mirafiori en 1945, Marchionne n’y réussira pas aujourd’hui.
De : Solidarité-Internationale-PCF
mercredi 19 janvier 2011
Introduction et traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/
Le patron de la FIAT Sergio Marchionne espérait faire du référendum du 15 janvier un plébiscite. Au prix du maintien de l’activité sur le site historique de FIAT-Mirafiori les travailleurs du site étaient sommés d’abdiquer leurs droits sociaux et syndicaux.
Certes, le projet patronal est passé. Mais 46% des salariés du site ont tout de même opposé un courageux « Non » à cette odieuse tentative réitérée de chantage et d’intimidation. Le couteau sous la gorge, lâchés par une gauche syndicale (la FIM-CISL membre de la CES tout comme la CGIL) et politique réformiste (le Parti démocrate) plus berlusconienne que Berlusconi lui-même, les ouvriers de FIAT Mirafiori ont résisté en masse.
Seuls avec leur syndicat de classe, la FIOM (branche métallurgiste de la CGIL), désormais interdite sur le site de Mirafiori à la suite de ce référendum anti-démocratique. Le spectre des accords de Vidoni signés en 1925 entre État fasciste, syndicats corporatistes et patronat plane sur cet honteux plébiscite.
A Mirafiori comme dans le reste de l’Italie, la lutte ne ne fait que commencer.
Nous publions ici le communiqué livré par le secrétaire-national de la FIOM avant la tenue du référendum qui reste toujours d’actualité après le scrutin.
Cf nos articles précédents :
Le précédent de FIAT-Pomigliano : http://solidarite-internationale-pc...
Les enjeux du chantage à FIAT-Mirafiori : http://solidarite-internationale-pc...
Nous résisterons au fascisme patronal
de Giorgio Cremaschi, président du comité central de la FIOM
Quelque soit l’issue du référendum à Mirafiori, nous irons de l’avant. La lutte contre l’autoritarisme et le fascisme patronal de Marchionne et pour que le travail retrouve sa dignité et sa liberté continuera.
C’est la FIAT qui a voulu ce référendum, comme l’ont démontré également les revendications malavisées émises par certains syndicats pour le repousser. C’est la FIAT qui a voulu le jugement de Dieu définitif sur les conventions collectives nationales, ainsi que sur les droits et les libertés syndicales.
Les travailleurs de Mirafiori devraient voter au nom de tous les travailleurs italiens le renoncement à tout. Ce référendum n’a aucune légitimité formelle ou morale, il s’agit seulement d’une extorsion brutale au détriment des travailleurs et travailleuses qui, si il se trouvait dans des conditions de liberté, voteraient Non sans l’ombre d’un doute. La FIAT dès le départ a déclaré ne pas être disposée à accepter le « Non » menaçant dans le cas de fermer l’usine. Pourquoi alors, dans le cas contraire, la FIAM devrait accepter le « Oui »? Sachant que ceux qui voteront « Oui » le feront également avec la rage et la larme aux yeux?
Que le principal parti d’opposition, qui s’auto-qualifie de démocrate, ne voit pas la violation des principes constitutionnels de la démocrate dans ce plébiscite autoritaire, c’est la plus grande victoire de Berlusconi. Ce référendum est illégitime formellement et moralement, également parce que, dans les termes de l’accord, cela devrait être la dernière fois que l’on vote. Comme dans toutes les tyrannies, on vote de ne plus jamais voter. On l’élira plus jamais de représentations syndicales, et les assemblées actuelles devraient être les dernières libres. L’adhésion à la FIOM sera interdire, tout comme toute forme de libre adhésion syndicale. Comment appeler cela, si ce n’est du fascisme patronal? D’autre part, pour imposer les conditions de super-exploitation que veut la FIAT, on ne peut que créer une régime de chantage permanent. Même après le vote, si le « Oui » venait à l’emporter, les travailleurs subiront toujours la menace soit du licenciement individuel, avec les clauses qu’ils seront contraints de signer un par un la corde au cou, soit celle de la fermeture de l’usine, comme cela est inscrit dans l’accord.
Face à cette honte, tous les mots paraissent insuffisants, et peut-être que seules les larmes du retraité de la FIAT, que l’on a retrouvé sur toutes les chaînes de TV, expriment le drame. Celui qui y voit le progrès est soit un voyou soit un idiot.
Quelque soit l’issue du vote, les travailleurs ne resteront pas seuls car ils auront la FIOM à leur côté, dans et hors de l’usine, dans l’initiative syndicale comme devant les juges. La FIOM ne signera jamais cet accord et continuera la lutte pour le renverser. Les allemands ne sont pas parvenir à détruire Mirafiori en 1945, Marchionne n’y réussira pas aujourd’hui.
De : Solidarité-Internationale-PCF
mercredi 19 janvier 2011
mardi 18 janvier 2011
Pour que le jasmin tienne ses promesses
«La force et la faiblesse des dictatures est d’avoir fait un pacte avec le désespoir des peuples », jugeait l’écrivain Georges Bernanos. Mais l’espérance n’est pas éradiquée à jamais ; Ben Ali vient d’en faire l’expérience. En quelques semaines, la toile d’araignée policière a été déchirée par la jeunesse révoltée et toutes les digues de la machine répressive ont sauté les unes après les autres. Le temps s’est accéléré au point de laisser sur place les complices du tyran, comme cette Michèle Alliot-Marie qui lui proposait le renfort de l’expertise policière française pour réprimer les foules ! L’homme qui avait mis le pays en coupe réglée au profit de sa famille, qui avait multiplié enlèvements et tortures, qui avait enrôlé la pègre au service de son pouvoir a dû prendre la fuite, rejeté même par ses amis d’hier ou d’avant-hier tout au plus, contraint de s’exiler en Arabie saoudite.
Où conduira cette révolution de jasmin, « fleur que les vents n’ont pu ternir », écrivait La Fontaine ? Nul ne le sait encore. Les bandes armées, argousins et truands alliés, ont bien tenté de semer le chaos et la terreur. Elles semblaient en échec hier face à la mobilisation populaire. Dans les arrière-cuisines du pouvoir, on tentait d’accommoder les restes pour garder en main les couverts. Des hiérarques du régime se découvrent des fibres démocratiques, le parti unique RCD s’essaie à un ravalement, des forces veulent pousser l’armée à prendre directement les choses en main. Les chancelleries occidentales s’agitent, même si elles le font avec la discrétion qu’impose la caution qu’elles donnèrent à l’ancien régime. Récemment encore, Nicolas Sarkozy paradait en Tunisie en compagnie de Ben Ali, et le directeur général du FMI voyait en sa politique un modèle pour les pays émergents !
Jusqu’alors, on n’a constaté aucune influence islamiste dans les manifestations. Mais les Tunisiens n’ont pas encore l’assurance d’élections libres, d’une nouvelle constitution, d’une presse émancipée des puissants intérêts, d’une économie rendue à son peuple et dégagée de l’emprise de la famille Ben Ali-Trabelsi ou des multinationales étrangères. Les autorités françaises et européennes doivent se réhabiliter en restituant à la Tunisie les avoirs détournés, appuyer les enquêtes destinées à punir les massacres des derniers jours et mobiliser les moyens nécessaires pour aider le pays dans la voie qu’il aura choisie, si ses forces démocratiques le réclament. Ces dernières émergent de la nuit clandestine, de l’exil ou des prisons, comme Hamma Hammami, porte-parole du Parti communiste ouvrier de Tunisie, enlevé mercredi par les hommes de main du régime et libéré vendredi soir par la fuite du dictateur. Elles doivent acquérir pleinement le droit de cité, de même que les nouveaux responsables syndicalistes qui ont participé à l’élargissement du mouvement.
La leçon tunisienne vaut pour la planète et bien des régimes risquent d’en éprouver des secousses. Vingt-trois ans de dictature de Ben Ali, précédée des années d’autoritarisme de Bourguiba, peuvent être jetés bas en cinq semaines. Comment croire que le fossé de la « guerre des civilisations », chère aux conservateurs, nous sépare de ces jeunes porte-drapeaux de la liberté à Sidi Bouzid, à Kasserine ou à Tunis ? Dans les coulisses du congrès du Front national où l’on cultive la nostalgie de l’ordre colonial avec ses pillages et ses gégènes, cette floraison révolutionnaire et démocratique a dû hérisser le poil... On y préfère, aux brins de jasmin, le bois dont on fait les triques.
Patrick Apel-Muller
http://humanite.fr/16_01_2011-pour-que-le-jasmin-tienne-ses-promesses-462552
Le docteur Poupardin trop généreux aux yeux de la Sécu
Didier Poupardin, généraliste à Vitry-sur-Seine, est menacé de sanction par la Sécurité sociale.
Hier, le docteur Poupardin, généraliste, comparaissait devant le tribunal des affaires de la Sécurité sociale, qui l’accuse de prescrire trop de médicaments remboursés à 100 % pour les malades en longue maladie.
«Je me suis battu toute ma vie pour que les gens aient accès aux soins, je ne vais pas arrêter à quelques années de la retraite. » Serein et souriant, le docteur Didier Poupardin campait toujours sur ses positions, hier, à l’issue de l’audience du tribunal des affaires de Sécurité sociale de Créteil (Val-de-Marne) devant laquelle il comparaissait. Une affaire expédiée en une vingtaine de minutes dont le jugement est attendu le 6 octobre prochain.
Accueilli par un imposant comité de soutien, Didier Poupardin, un médecin généraliste de soixante-quatre ans exerçant à Vitry-sur-Seine depuis une trentaine d’années, est poursuivi par la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) du Val-de-Marne pour avoir systématiquement fait bénéficier ses patients en longue maladie (cancer, sida) de remboursement à 100 %, en violation des règles régissant les ordonnances dites « bizones ». En principe, le médecin doit inscrire dans la partie supérieure de ces ordonnances les médicaments directement liés à l’affection longue durée (ALD) et qui seront, à ce titre, pris en charge à 100 % par la Sécurité sociale. Dans la partie inférieure, doivent figurer les traitements sans rapport avec cette maladie et remboursés au taux habituel. Dénonçant un règlement « arbitraire » qui revient à « découper le patient en morceaux », le docteur Poupardin a refusé d’appliquer cette distinction pour une cinquantaine de ses patients.
« Ce n’est pas une affaire personnelle entre la Caisse d’assurance maladie et moi, assure le médecin. C’est un problème plus général qui révèle les entraves à l’accès aux soins pour les plus démunis. » Argument que l’avocate de la CPAM 94, Me Rachel Lefebvre, a balayé d’un revers de main, accusant Didier Poupardin de commettre une « faute » en procurant à ses patients « un avantage injustifié ». Citant l’exemple d’un anticholestérol prescrit à un asthmatique qui a été remboursé à 100 %, Me Lefebvre fait état d’un « réel préjudice » pour la Sécu qu’elle chiffre à 2 612 euros et 2 000 euros de dommages et intérêts.
Debout dans la salle, le médecin, longue barbe blanche et petites lunettes, a écouté sans ciller. « C’est une histoire qui va bien au-delà de ce tribunal », a lancé l’avocate du médecin, Me Carole Yturbide, dont la plaidoirie s’est focalisée sur les « failles » du dossier : la plupart des remboursements litigieux avaient pourtant été validés en amont par l’assurance maladie. Et de rappeler que la CPAM n’a pas attendu la décision du tribunal pour infliger une pénalité de 4 000 euros au médecin, signe, selon elle, d’une « cabale » contre son client.
Alexandra Chaignon
http://www.humanite.fr/node/453138
Accès aux soins : 120 médecins lancent un manifeste
Cent-vingt médecins "solidaires" ont lancé un manifeste pour dénoncer "les consignes de restriction" de l'accès aux soins remboursés et la privatisation de la sécurité sociale, mardi à l'Assemblée nationale.
Le mouvement a pour origine le soutien à un praticien "désobéissant", le docteur Didier Poupardin de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) qui est en conflit judiciaire depuis plusieurs mois avec l'Assurance maladie de ce département, parce qu'il fait bénéficier systématiquement ses patients en longue maladie de remboursements à 100%.
Au cours d'une conférence de presse, en présence de députés ou représentants de partis politiques de gauche et de syndicats, le Dr Poupardin a dénoncé le "matraquage idéologique" sur la maîtrise des dépenses de santé et la responsabilisation des patients pour limiter le déficit de la Sécurité sociale qui, affirme-t-il, est en premier lieu un "déficit de ressources". Le Dr Didier Menard, vice-président du syndicat de la médecine générale (SMG), praticien à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) a déclaré que la poursuite en justice du Dr Poupardin "a réveillé la conscience de beaucoup de médecins". Il a expliqué que le sens du manifeste était d'organiser une "indignation active mais collective" parmi le plus grand nombre possible de médecins. Selon lui, il faut "sortir du bricolage (...) pour aider les patients à avoir un meilleur accès aux soins et le faire de façon plus politique et poser cette question sur la place publique". "Nous sommes dans un système qui exclut de plus en plus les couches populaires", a-t-il affirmé.
Selon le manifeste, la fondation de la Sécurité sociale, contenue dans le programme du Conseil National de la Résistance, "reposait sur un principe majeur de solidarité et d'équité: chacun cotise selon ses moyens et chacun reçoit selon ses besoins". Mais "ce principe recule et tend à s'inverser: chacun doit payer selon ses besoins (si vous êtes très malade vous devez payer beaucoup) et chacun reçoit selon ses moyens (si vous êtes très riche, vous êtes bien soigné)".
Les médecins seront invités à signer le manifeste sous la phrase suivante: "Nous déclarons vouloir résister aux consignes de restriction de l'accessibilité aux soins".
http://humanite.fr/18_01_2011-accès-aux-soins-120-médecins-lancent-un-manifeste-462726
Hier, le docteur Poupardin, généraliste, comparaissait devant le tribunal des affaires de la Sécurité sociale, qui l’accuse de prescrire trop de médicaments remboursés à 100 % pour les malades en longue maladie.
«Je me suis battu toute ma vie pour que les gens aient accès aux soins, je ne vais pas arrêter à quelques années de la retraite. » Serein et souriant, le docteur Didier Poupardin campait toujours sur ses positions, hier, à l’issue de l’audience du tribunal des affaires de Sécurité sociale de Créteil (Val-de-Marne) devant laquelle il comparaissait. Une affaire expédiée en une vingtaine de minutes dont le jugement est attendu le 6 octobre prochain.
Accueilli par un imposant comité de soutien, Didier Poupardin, un médecin généraliste de soixante-quatre ans exerçant à Vitry-sur-Seine depuis une trentaine d’années, est poursuivi par la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) du Val-de-Marne pour avoir systématiquement fait bénéficier ses patients en longue maladie (cancer, sida) de remboursement à 100 %, en violation des règles régissant les ordonnances dites « bizones ». En principe, le médecin doit inscrire dans la partie supérieure de ces ordonnances les médicaments directement liés à l’affection longue durée (ALD) et qui seront, à ce titre, pris en charge à 100 % par la Sécurité sociale. Dans la partie inférieure, doivent figurer les traitements sans rapport avec cette maladie et remboursés au taux habituel. Dénonçant un règlement « arbitraire » qui revient à « découper le patient en morceaux », le docteur Poupardin a refusé d’appliquer cette distinction pour une cinquantaine de ses patients.
« Ce n’est pas une affaire personnelle entre la Caisse d’assurance maladie et moi, assure le médecin. C’est un problème plus général qui révèle les entraves à l’accès aux soins pour les plus démunis. » Argument que l’avocate de la CPAM 94, Me Rachel Lefebvre, a balayé d’un revers de main, accusant Didier Poupardin de commettre une « faute » en procurant à ses patients « un avantage injustifié ». Citant l’exemple d’un anticholestérol prescrit à un asthmatique qui a été remboursé à 100 %, Me Lefebvre fait état d’un « réel préjudice » pour la Sécu qu’elle chiffre à 2 612 euros et 2 000 euros de dommages et intérêts.
Debout dans la salle, le médecin, longue barbe blanche et petites lunettes, a écouté sans ciller. « C’est une histoire qui va bien au-delà de ce tribunal », a lancé l’avocate du médecin, Me Carole Yturbide, dont la plaidoirie s’est focalisée sur les « failles » du dossier : la plupart des remboursements litigieux avaient pourtant été validés en amont par l’assurance maladie. Et de rappeler que la CPAM n’a pas attendu la décision du tribunal pour infliger une pénalité de 4 000 euros au médecin, signe, selon elle, d’une « cabale » contre son client.
Alexandra Chaignon
http://www.humanite.fr/node/453138
Accès aux soins : 120 médecins lancent un manifeste
Cent-vingt médecins "solidaires" ont lancé un manifeste pour dénoncer "les consignes de restriction" de l'accès aux soins remboursés et la privatisation de la sécurité sociale, mardi à l'Assemblée nationale.
Le mouvement a pour origine le soutien à un praticien "désobéissant", le docteur Didier Poupardin de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) qui est en conflit judiciaire depuis plusieurs mois avec l'Assurance maladie de ce département, parce qu'il fait bénéficier systématiquement ses patients en longue maladie de remboursements à 100%.
Au cours d'une conférence de presse, en présence de députés ou représentants de partis politiques de gauche et de syndicats, le Dr Poupardin a dénoncé le "matraquage idéologique" sur la maîtrise des dépenses de santé et la responsabilisation des patients pour limiter le déficit de la Sécurité sociale qui, affirme-t-il, est en premier lieu un "déficit de ressources". Le Dr Didier Menard, vice-président du syndicat de la médecine générale (SMG), praticien à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) a déclaré que la poursuite en justice du Dr Poupardin "a réveillé la conscience de beaucoup de médecins". Il a expliqué que le sens du manifeste était d'organiser une "indignation active mais collective" parmi le plus grand nombre possible de médecins. Selon lui, il faut "sortir du bricolage (...) pour aider les patients à avoir un meilleur accès aux soins et le faire de façon plus politique et poser cette question sur la place publique". "Nous sommes dans un système qui exclut de plus en plus les couches populaires", a-t-il affirmé.
Selon le manifeste, la fondation de la Sécurité sociale, contenue dans le programme du Conseil National de la Résistance, "reposait sur un principe majeur de solidarité et d'équité: chacun cotise selon ses moyens et chacun reçoit selon ses besoins". Mais "ce principe recule et tend à s'inverser: chacun doit payer selon ses besoins (si vous êtes très malade vous devez payer beaucoup) et chacun reçoit selon ses moyens (si vous êtes très riche, vous êtes bien soigné)".
Les médecins seront invités à signer le manifeste sous la phrase suivante: "Nous déclarons vouloir résister aux consignes de restriction de l'accessibilité aux soins".
http://humanite.fr/18_01_2011-accès-aux-soins-120-médecins-lancent-un-manifeste-462726
Algerie, 80% des lycéens en grève pour de meilleures conditions d’étude
La colère s’étend en Algérie et touche maintenant les lycées qui sont pour la plupart d’entre eux paralysés depuis lundi matin.
Les lycéens se sont mis en grève pour dénoncer leurs conditions d’études, un taux de grève qui atteint 70 à 80% dans certains établissements, notamment dans la capitale Alger. Les lycéens entendent par le mouvement revendiquer de meilleures conditions d’études avec l’allègement du programme pour les terminales qui se disent «trop lésés par la surcharge des programmes et le rythme accéléré pour finir les cours dans les délais fixés par le ministère de l’Education nationale» selon Radio Kalima.
C’est mouvement qui s’est à nouveau organisé via les différents outils sociaux que sont facebook, twitter ou la diffusion de sms. Lundi, les lycéens d’Alger ont souhaité organiser une marche afin de pouvoir faire entendre leurs revendications, celle ci à été interdite par le régime de Boutaflika.
Face à ce mouvement, le gouvernement à ressorti l’argument de la manipulation en faisant porter la faute de cette grève à des parents démissionnaires. Réponse d’Indir Achour, chargé de communication du Conseil des lycées d’Algérie (CLA) «A chaque fois qu’il y a un mouvement, on parle de manipulation. Les élèves ne sont manipulés que par les conditions sociales et pédagogiques. Si les élèves ne sont pas écoutés, cela risque de dégénérer».
Raphaël Rezvanpour
Source : http://actualutte.info/?p=619
Les lycéens se sont mis en grève pour dénoncer leurs conditions d’études, un taux de grève qui atteint 70 à 80% dans certains établissements, notamment dans la capitale Alger. Les lycéens entendent par le mouvement revendiquer de meilleures conditions d’études avec l’allègement du programme pour les terminales qui se disent «trop lésés par la surcharge des programmes et le rythme accéléré pour finir les cours dans les délais fixés par le ministère de l’Education nationale» selon Radio Kalima.
C’est mouvement qui s’est à nouveau organisé via les différents outils sociaux que sont facebook, twitter ou la diffusion de sms. Lundi, les lycéens d’Alger ont souhaité organiser une marche afin de pouvoir faire entendre leurs revendications, celle ci à été interdite par le régime de Boutaflika.
Face à ce mouvement, le gouvernement à ressorti l’argument de la manipulation en faisant porter la faute de cette grève à des parents démissionnaires. Réponse d’Indir Achour, chargé de communication du Conseil des lycées d’Algérie (CLA) «A chaque fois qu’il y a un mouvement, on parle de manipulation. Les élèves ne sont manipulés que par les conditions sociales et pédagogiques. Si les élèves ne sont pas écoutés, cela risque de dégénérer».
Raphaël Rezvanpour
Source : http://actualutte.info/?p=619
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