Ce collectif autunois a été crée le 22 Octobre 2010 par des autunois qui sont des syndicalistes, des personnes oeuvrant socialement ou de simples citoyens.Le but de ce collectif est de ne plus laisser une poignée de nos dirigeants supprimer nos acquis sociaux.C'est aussi refuser de supprimer à court terme notre système de retraite par répartition et de le livrer à la capitalisation.
Bref, vous l'aurez compris, c'est un collectif de résistance au système capitaliste.
samedi 8 janvier 2011
LES VIEUX COUTENT TROP CHERS !
Nicolas Sarkozy, François Fillon, et l’ensemble de la droite ont imposé au pays une contre-réforme des retraites, se félicitant même d’avoir sauvé «notre système de retraite par répartition». Maintenant de la même façon ils vont vouloir détruire, pardon, sauver la sécurité sociale. Cette nouvelle réforme, imposée par les mêmes, sera donc destinée à servir les intérêts financiers des compagnies d’assurances privées et de leurs actionnaires. La majorité UMP n’offre comme solution que le recours individuel à l’assurance privée. La cible est donc la sécurité sociale, mais la première attaque se fera sur le front de la dépendance.
L’allocation Personnalisée d’Autonomie (APA) actuelle serait remplacée par l’obligation faite aux personnes de plus de 50 ans de souscrire un contrat d’assurance dépendance auprès d’une compagnie privée! Cette fois, il n’y a plus aucune pudeur à dévoiler que le «marché de la dépendance» est ouvert exclusivement aux intérêts financiers des compagnies d’assurances. Sous prétexte de gagner en compétitivité, il n’est pas question de taxer les hauts revenus de la finance, ou les actionnaires du CAC40. Pourtant ce sont biens les cadeaux fiscaux a ses privilégiés qui creusent le déficit de l’état! La dépendance sera donc prise en charge par les personnes elles même et leur famille. Chaque nouvelle réforme est un prétexte pour casser la solidarité, imposé des solutions individualistes pour aller au final un désengagement total de l’état ; Il faut livrer tout les secteurs au marché : Nicolas Sarkozy à été élu pour cela!
Comme pour tout les autres dossiers sociaux, la ritournelle du gouvernement est toujours la même : «il est impossible de prendre en charge la dépendance dans les années futures». Alors que le seul problème est celui de la répartition des richesses! Personne n’échappe à la vindicte des riches, après avoir stigmatisé les immigrés, les Roms, les jeunes, les fonctionnaires, voici le tour des «vieux»! Votre tour viendra aussi !
Les propos d’Alain Minc se demandant s’il est nécessaire que la collectivité s’offre le luxe de soigner les plus vieux alors que ça coûte cher sont propres au «sarkozysme» et à ses représentants. Les débats, même les plus odieux, pour favoriser l’enrichissement à outrance de certains sont lancé sur la place publique : «La collectivité nationale doit-elle payer les soins à de vieilles personnes qui ne travaillent plus, ne produisent plus, et dont l’espérance de vie est réduite?».
On devine qu’avec toutes ces mesures : casse du code du travail, casse des retraites, de la médecine du travail, de l’hôpital public et de la sécurité sociale, nous vivrons de moins en moins vieux, donc il faut nous faire payer un max avant de mourir. Le futur ne sera plus peuplé que de vieux riches, ils auront trouvé là un moyen de faire disparaitre les pauvres d’un secteur qui leur sera dorénavant exclusivement réservé !
Publié dans la catégorie "société" sur Conscience Citoyenne Responsable
http://2ccr.unblog.fr
De : ROBERT GIL
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article112286
Le "choix définitif" du candidat du Front de gauche en juin (Pierre Laurent)
Le secrétaire national du PCF Pierre Laurent a indiqué que le "choix définitif" du candidat du Front de gauche pour la présidentielle serait décidé lors d'une conférence nationale prévue les 4 et 5 juin, alors que Jean-Luc Mélenchon fait de plus en plus figure de favori. "Toutes les possibilités sont ouvertes", a déclaré à des journalistes le numéro un communiste, en marge du Conseil national qui se réunit au siège du PCF pour lancer les appels à candidatures.
"Le choix définitif sera tranché lors d'une conférence nationale les 4 et 5 juin" et "il y aura probablement une préférence indiquée dès le Conseil national" début avril, a-t-il poursuivi, soulignant que les militants communistes devront voter mi-juin sur le sujet.
"La candidature peut être celle d'un communiste ou d'une autre personnalité du Front de gauche ou une personnalité qui se reconnaîtrait dans la démarche du Front de gauche", a-t-il ajouté, démentant que la direction communiste se soit rangée derrière la candidature Mélenchon (Parti de gauche).
"Des candidats qui ne sont pas médiatiques (...) ont toute leur légitimité et peuvent très bien s'imposer", a-t-il assuré, alors que le député PCF du Puy-de-Dôme André Chassaigne s'est porté candidat.
http://www.humanite.fr/07_01_2011-le-choix-définitif-du-candidat-du-front-de-gauche-en-juin-pierre-laurent-461757
LE PRIX, par David Cayla
Un billet de David CAYLA sur le blog de Paul JORION : la casse des prix des matières premières organisée par les "marchés" s’appuie sur l’endettement organisé des pays producteurs et génère aussi la baisse de la partie rémunération dans le coût des produits finis, d’ou délocalisations.
J’ai lu avec beaucoup d’attention l’ouvrage de Paul Jorion Le prix, et il m’est alors venu une première question : et si les « marchés », et tout particulièrement les marchés à terme où se négocient les prix des matières premières n’avaient été créés, contrairement à ce qui peut se dire, non pas pour protéger les producteurs des « fluctuations », mais bien plutôt pour supprimer les prix ? Supprimer le prix de l’or, de l’argent, du cuivre, du fer, du blé, du maïs, etc.
Et pourquoi supprimer les prix ? Pour briser les reins de l’URSS (à l’époque), sans doute, mais aussi et surtout pour permettre aux Américains en particulier et aux Occidentaux en général de continuer à mener grand train.
Se posent alors d’autres questions : comment forcer les producteurs à accepter ce marché de dupes ? Les producteurs étaient-ils crédules ? Et comment fonctionnent les « marchés », au delà de ce principe, « supprimer les prix » ? Comment y sont-ils parvenus ?
Prenons l’exemple de l’or et de l’argent, qui sont des métaux précieux et pour lesquels il y a (ou il y avait !) historiquement des stocks colossaux en regard desquels la production annuelle est peu de chose. On peut manipuler les prix à la baisse, mais sur ces marchés, le principe – jusqu’à tout récemment en tout cas – était que les acheteurs peuvent choisir indifféremment de se faire livrer leur or ou de déboucler leurs positions. Aujourd’hui, « on » sait ce qu’il en est : les banques centrales occidentales ont vendu ou « prêté » leur or en toute discrétion pour alimenter le marché… Ce qui fera la fortune de tous ceux qui se sont portés acquéreurs de cet or ou de cet argent une fois qu’il sera devenu impossible de continuer à alimenter le marché.
Le raisonnement peut être aisément transposé au cuivre ou au blé : pour maintenir les prix à un niveau artificiellement bas, il fallait être en mesure d’alimenter le marché en abondance. Et pour ce faire, rien de tel que de placer les producteurs dans une situation de surendettement chronique, que ce soient les agriculteurs pour le blé ou carrément des États tels que le Chili pour le cuivre. Car enfin, quel gouvernement sain d’esprit liquiderait ses ressources minières à un rythme aussi effréné quand il pourrait se contenter de produire moins, donc de sauvegarder ses ressources naturelles, mais en vendant à un prix plus élevé ?
De manière subsidiaire, on pourra ajouter que la tendance « naturelle » des marchés à sous-estimer les prix, telle qu’exposée dans l’ouvrage de Paul Jorion, n’a pas spécialement aidé les producteurs… Les contraignant à produire davantage pour s’assurer un minimum de recettes. Et donc à alimenter les marchés en abondance, permettant ainsi à la fois de satisfaire la demande et de maintenir les prix bas… La boucle ne serait-elle pas bouclée ?
Dernière remarque, un effet pervers particulièrement redoutable pour le monde occidental a été qu’en supprimant le prix des matières premières, le prix de la main d’œuvre est devenu LE facteur discriminant dans la « construction » du prix des produits finis. Dès lors, le mécanisme des délocalisations en masse était forcément inéluctable.
http://www.pauljorion.com/blog/?p=20084
J’ai lu avec beaucoup d’attention l’ouvrage de Paul Jorion Le prix, et il m’est alors venu une première question : et si les « marchés », et tout particulièrement les marchés à terme où se négocient les prix des matières premières n’avaient été créés, contrairement à ce qui peut se dire, non pas pour protéger les producteurs des « fluctuations », mais bien plutôt pour supprimer les prix ? Supprimer le prix de l’or, de l’argent, du cuivre, du fer, du blé, du maïs, etc.
Et pourquoi supprimer les prix ? Pour briser les reins de l’URSS (à l’époque), sans doute, mais aussi et surtout pour permettre aux Américains en particulier et aux Occidentaux en général de continuer à mener grand train.
Se posent alors d’autres questions : comment forcer les producteurs à accepter ce marché de dupes ? Les producteurs étaient-ils crédules ? Et comment fonctionnent les « marchés », au delà de ce principe, « supprimer les prix » ? Comment y sont-ils parvenus ?
Prenons l’exemple de l’or et de l’argent, qui sont des métaux précieux et pour lesquels il y a (ou il y avait !) historiquement des stocks colossaux en regard desquels la production annuelle est peu de chose. On peut manipuler les prix à la baisse, mais sur ces marchés, le principe – jusqu’à tout récemment en tout cas – était que les acheteurs peuvent choisir indifféremment de se faire livrer leur or ou de déboucler leurs positions. Aujourd’hui, « on » sait ce qu’il en est : les banques centrales occidentales ont vendu ou « prêté » leur or en toute discrétion pour alimenter le marché… Ce qui fera la fortune de tous ceux qui se sont portés acquéreurs de cet or ou de cet argent une fois qu’il sera devenu impossible de continuer à alimenter le marché.
Le raisonnement peut être aisément transposé au cuivre ou au blé : pour maintenir les prix à un niveau artificiellement bas, il fallait être en mesure d’alimenter le marché en abondance. Et pour ce faire, rien de tel que de placer les producteurs dans une situation de surendettement chronique, que ce soient les agriculteurs pour le blé ou carrément des États tels que le Chili pour le cuivre. Car enfin, quel gouvernement sain d’esprit liquiderait ses ressources minières à un rythme aussi effréné quand il pourrait se contenter de produire moins, donc de sauvegarder ses ressources naturelles, mais en vendant à un prix plus élevé ?
De manière subsidiaire, on pourra ajouter que la tendance « naturelle » des marchés à sous-estimer les prix, telle qu’exposée dans l’ouvrage de Paul Jorion, n’a pas spécialement aidé les producteurs… Les contraignant à produire davantage pour s’assurer un minimum de recettes. Et donc à alimenter les marchés en abondance, permettant ainsi à la fois de satisfaire la demande et de maintenir les prix bas… La boucle ne serait-elle pas bouclée ?
Dernière remarque, un effet pervers particulièrement redoutable pour le monde occidental a été qu’en supprimant le prix des matières premières, le prix de la main d’œuvre est devenu LE facteur discriminant dans la « construction » du prix des produits finis. Dès lors, le mécanisme des délocalisations en masse était forcément inéluctable.
http://www.pauljorion.com/blog/?p=20084
Populisme ? Vous avez dis populisme ?
Pourtant ils nous avaient prévenus quand on était jeune.
Démocratie, c’est pas demos + kratein, car sinon cela veut dire le pouvoir au peuple (ou gouvernement populaire), et sémantiquement parlant, cela pose un problème au niveau de l’ordre publique.
Ils nous ont expliqués, et ils nous expliquent encore.
Quand nous étions jeunes, ils nous expliquaient déjà la différence entre la démocratie et la démocratie, et déjà à l’époque on ne comprenait rien.
Lorsque nous avons vielli, nous sommes devenu definitivement idiots, et même si la différence nous échappe toujours, nous avons voté Chirac en 2002.
Après ce spectaculaire triomphe de la démocratie, Nicolas Sarkozy a été le pouvoir du peuple, et je me rappelle plus si c’est avant ou après que le vote NON au sujet du traité Européen sur la suppression des services publiques a été annulé à Versailles.
D’après les experts en populisme, il y a deux sortes de peuple.
Celui qui tremble à l’idée que la France sorte de la zone Euro, et celui qui est trop con pour avoir les moyens de payer son loyer.
A l’heure actuel, seule la première catégorie est, d’un point de vue strictement commercial, susceptible de servir de coeur de cible pour la prochaine election présidentielle de 2012, car les experts supposent que les autres n’en ont rien à foutre.
Oui, lisons avec attention le quotidien Libération, et le suspens est insoutenable :
DSK ou Sarko ? Sarko ou DSK ?
Nous autres, les 0% qui n’ont pas élu à l’avance le futur président, nous sommes les populistes.
Les 0% regardent l’augmentation des prix, et essaient de comparer avec les indices de la bourse, et ils ne comprennent RIEN.
Est-ce qu’il y a un rapport avec le niveau de pluviométrie et l’attraction financière vers des pays où la main d’oeuvre est quasiment gratuite ?
Est-ce que Jacques Seguela sera notre guide en alignant le salaire minimum sur celui de l’esclave chinois ?
A qu’on est bête, qu’on a mal vielli.
Dehors, parait-il tout va mal.
Chez les sauvages de côte d’Ivoire qui ont remis en cause le résultat d’un vote populaire, alors que chez nous, la réforme des retraites a été votée commune par commune, département par département, région par région, jusqu’à obtenir un résultat réellement démocratique.
Heureusement la France n’est pas engloutie sous les eaux. L’eau est étrange. Elle suit invariablement la pente naturelle. Dramatiquement égalitaire, elle s’insinue partout, entre et sort sans demander la permission.
Pas étonnant qu’elle soit le symbole biblique de la catastrophe pour les adorateurs du feu.
De : Red1917 http://bellaciao.org/fr/spip.php?article112274
vendredi 7 janvier 2011
Sarkozy héros de cinéma
Lunettes de soleil et cheveux dans le cou, costumes Ralph Lauren, téléphone portable toujours à portée de main. Ils avancent autour de lui, bourdonnant d'incessants "Nicolas" et l'on reconnaît immédiatement ce trait de vulgarité, cette esthétique si particulière qui déboula sur la France en 2007.
Bienvenue sur le plateau de La Conquête, qui met en scène l'ascension de Nicolas Sarkozy vers l'Elysée.
Le Monde Magazine daté samedi 8 janvier publie les photos inédites du film et les dessous de cet incroyable tournage.
L'actrice Florence Pernel incarne Cécilia Sarkozy dans le film.EMILIE DE LA HOSSERAYE/ MANDARIN CINEMA - GAUMONT 2011
C'est la première fois qu'en France, ce pays pourtant passionné de politique, le cinéma se risque à représenter ainsi un président en exercice. Et, plus subversif encore, à raconter l'enchevêtrement entre vie publique et vie privée, l'énergie folle d'un candidat et le délitement parallèle de son mariage avec son épouse Cécilia. Aucune chaîne n'a d'ailleurs voulu financer ce projet porté par les frères Altmeyer (producteur des OSS 117 avec Jean Dujardin) et la Gaumont. Trop dangereux
HYPER-RÉALISME ABSOLU
Les choix du scénario, écrit par Patrick Rotman, n'ont pourtant pas échappé à l'Elysée. Dès les débuts de l'entreprise, les compagnons de l'ascension présidentielle de Nicolas Sarkozy se sont enquis du tournage et… de leur propre représentation. Elle est d'un hyper-réalisme absolu. Bernard Le Coq en Chirac, Samuel Labarthe en Villepin, Florence Pernel en Cécilia Sarkozy et Saïda Jawad en Rachida Dati sont étonnants.
Mais c'est la composition de Denis Podalydès qui frappe. Transformé par une perruque de cheveux noirs ondulés, le voilà campant un Sarkozy pris entre sa détermination politique et son intime désarroi.
http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/01/07/sarkozy-heros-de-cinema_1462550_823448.html
http://www.europe1.fr/Cinema/Les-images-de-La-conquete-de-Sarkozy-275803/
Bienvenue sur le plateau de La Conquête, qui met en scène l'ascension de Nicolas Sarkozy vers l'Elysée.
Le Monde Magazine daté samedi 8 janvier publie les photos inédites du film et les dessous de cet incroyable tournage.
L'actrice Florence Pernel incarne Cécilia Sarkozy dans le film.EMILIE DE LA HOSSERAYE/ MANDARIN CINEMA - GAUMONT 2011
C'est la première fois qu'en France, ce pays pourtant passionné de politique, le cinéma se risque à représenter ainsi un président en exercice. Et, plus subversif encore, à raconter l'enchevêtrement entre vie publique et vie privée, l'énergie folle d'un candidat et le délitement parallèle de son mariage avec son épouse Cécilia. Aucune chaîne n'a d'ailleurs voulu financer ce projet porté par les frères Altmeyer (producteur des OSS 117 avec Jean Dujardin) et la Gaumont. Trop dangereux
HYPER-RÉALISME ABSOLU
Les choix du scénario, écrit par Patrick Rotman, n'ont pourtant pas échappé à l'Elysée. Dès les débuts de l'entreprise, les compagnons de l'ascension présidentielle de Nicolas Sarkozy se sont enquis du tournage et… de leur propre représentation. Elle est d'un hyper-réalisme absolu. Bernard Le Coq en Chirac, Samuel Labarthe en Villepin, Florence Pernel en Cécilia Sarkozy et Saïda Jawad en Rachida Dati sont étonnants.
Mais c'est la composition de Denis Podalydès qui frappe. Transformé par une perruque de cheveux noirs ondulés, le voilà campant un Sarkozy pris entre sa détermination politique et son intime désarroi.
http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/01/07/sarkozy-heros-de-cinema_1462550_823448.html
http://www.europe1.fr/Cinema/Les-images-de-La-conquete-de-Sarkozy-275803/
Jeudi Noir squatte un immeuble innocupé face à l'Elysée
Le collectif Jeudi Noir, qui dénonce "l'inaction des pouvoirs publics contre le mal-logement", occupe depuis fin décembre un nouvel immeuble, cette fois sur l'avenue Matignon (VIIIe arrondissement), à deux pas de la place Beauvau et du palais de l'Elysée, a-t-il annoncé vendredi.L'immeuble de bureaux du 22 avenue Matignon, inoccupé depuis 2006 selon le collectif, a été investi par 27 étudiants, travailleurs précaires et membres de deux familles, "en galère de logement" depuis leur expulsion fin octobre de l'immeuble réquisitionné place des Vosges en 2009-2010.
Vers 10H00, une quinzaine de policiers s'étaient positionnés devant l'entrée, formant un cordon empêchant quiconque d'entrer dans l'immeuble, notamment élus Verts (Yves Contassot), du Parti de Gauche, et membres de la Fédération pour une alternative sociale et écologique (Fase, Clémentine Autain).
A l'intérieur du bâtiment aux façades de verre et de métal, les occupants se sont installés tout le long des huit étages. Des matelas et des sacs de couchage sont disposés par terre. L'électricité fonctionne, l'eau également, a constaté une journaliste de l'AFP.
Au huitième étage, vue imprenable sur les drapeaux de l'Elysée et la grande roue de la Concorde.
L'occupation vise, selon le collectif, à "dénoncer l'indifférence du gouvernement vis-à-vis d'une crise du logement qui s'aggrave à mesure que se gonfle la bulle immobilière". Les militants "rêvent à des pouvoirs publics qui auraient le courage de réquisitionner les locaux vides à leur place".
Karima Delli, députée européenne Europe Ecologie et membre de Jeudi Noir, fait visiter les vastes locaux à Augustin Legrand, de l'association Don Quichotte, venu "soutenir" l'initiative. "On veut montrer qu'il y a des outils pour lutter contre le mal-logement", explique-t-elle.
Selon Maxim Hupel, un des 27 "habitants", Assurance Saint Honoré (groupe Rothschild) est le dernier locataire de l'immeuble, mais l'assureur Axa est le plus gros copropriétaire de l'immeuble et son gérant.
Le projet de Jeudi-Noir: "rester au moins le temps de la trêve hivernale", selon Mme Delli.
Outre "la réquisition des logements et bureaux vides", le collectif réclame notamment la "régulation des loyers" et un "moratoire sur les expulsions locatives".
Les squatteurs se sont récemment illustrés en occupant pendant une année un somptueux hôtel particulier de la place des Vosges, au coeur de Paris, inoccupé depuis 1966. Attaqués par la propriétaire des lieux devant la justice, qui avait ordonné leur expulsion, la police les a délogés le 23 octobre dernier.
Avant cela, ils avaient occupé en 2007 un immeuble vide de la rue de la Banque (IIe) avec Droit au logement (DAL) et l'association Macaq, dans lequel ils avaient installé un "ministère de la crise du logement".
35H00 : Gérard Filoche répond à Manuel Valls !

Si Manuel Valls voulait faire réagir en évoquant un "déverrouillage" des 35H00, c'est réussit. Gérard Filoche, inspecteur du travail met en cause ses propos et lui répond par écrit en 25 questions réponses sur les 35H00
Comme beaucoup de gens qui se reconnaissent dans les idées de gauche, nous avons été atterrés par le fait que Manuel Valls puisse proposer de "déverrouiller" les 35H00 au moment même où l'UMP va présenter son pré-rapport sur le sujet.
C'est pourquoi, il était important de connaître la position de l'un des meilleurs connaisseurs du monde et du code du travail et membre du Parti Socialiste : Gérard Filoche.
Pour ce faire, il a pris sa plume et dans un texte dense mais précis : " Contre l’ignorance totale de Manuel Valls et de quelques autres - 25 questions-réponses rapides sur les 35 h - (presque) tout savoir sur les 35 h " il démonte point par point l'argumentaire de Manuel Valls, de l'UMP et de quelques dirigeants socialistes qui, visiblement, parlent sans connaître réellement le sujet.
Nous vous donnons ci-dessous de larges extraits du texte qu'il nous a transmis et également publié sur Démocratie & Socialisme
" (...) Ce qu’a dit Manuel Valls témoigne de son incompétence totale en droit du travail, en économie, en histoire. Ce garçon n’a jamais travaillé, il n’y connaît rien, il ignore et méprise des millions de salariés, qu’il s’oblige donc à faire femme de service dans les écoles de sa circonscription et au bout de quelques mois où il aura passé la serpillière dans les réfectoires, il sera pour les 35 h et réclamera à coup sur le paiement majoré d’heures supplémentaires…
1 - Est-ce que les 35 h sont « verrouillées » ?
Il n’y a aucun verrou. D’aucune sorte. Les 35 h ne sont que la durée légale du travail. Elles ne sont que le seuil de déclenchement des heures supplémentaires. Le seul verrou existant est la durée maxima qui est de 48 h hebdomadaires. Avec les 35 h il y a place pour 13 h supplémentaires hebdomadaires, davantage qu’avec les 39 h où il ne pouvait y avoir que 9 h supplémentaires par semaine.
2 - Est-ce que les 35 h sont un carcan ?
Copé félicite Valls pour « sortir du carcan dogmatique hérité de Madame Aubry, c’est aussi se donner une arme de plus dans la cruciale bataille contre le chômage ». Il n’y a aucun carcan. D’aucune sorte ( Hélas !) C’est ce que Xavier Bertrand a répondu a Copé (...)
3 - Est-ce que les 35 h n’existent déjà plus réellement ?
C’est malheureusement ce que dit Montebourg, député PS et lui aussi candidat aux primaires socialistes : « Les 35 heures n’existent plus, donc évidemment rouvrir ce débat est inutile ». Arnaud Montebourg n’y connaît rien non plus. Les 35 h existent. Elles s’imposent même à 100 % des salariés, à 100 % des employeurs. C’est une durée légale d’ordre public social valable dans toutes les entreprises, toutes les branches, tous les métiers, tous les statuts.
4 - Est-ce que les 35 h empêchent les Français de travailler davantage ?
(...) La meilleure année depuis un siècle de la croissance française, de l’emploi en France, c’est l’année 2000, année de la mise en place des 35 h. 350 à 400 000 emplois de plus. C’est la meilleure année sociale de toutes les annales. Moins de précaires, hausse de la masse salariale, toutes les caisses de protection sociales étaient au vert (...)
5 - Est-ce que les 35 h empêchent de travailler deux ou trois heures de plus ?
(...) Il y a place légale pour 13 supplémentaires mensuelles majorées par semaine. Quant au contingent annuel maximum d’heures supp’, il était de 91 h dans la métallurgie en 1995, de 120 h en général lorsque le patronat signait l’accord du 31 octobre 1995 considérant que les heures supp’ devaient être « exceptionnelles et imprévisibles » (...)
6 - Est-ce qu’à cause des 35 h on travaille moins que les autres pays ?
(...) Nous sommes dans la moyenne européenne : la durée hebdomadaire du travail en 2007 de l’ensemble des actifs était de 37 heures en France, pour 37,3 heures en moyenne dans l’Europe des 15. C’est presque une heure de plus qu’en Allemagne (36,2 h), une heure et demie de plus qu’au Danemark (35,5 h) et dans les pays Nordiques, et presque cinq heures de plus qu’en Hollande (32,2 h) (...)
7 - Est-ce que le monde (du travail) a changé depuis 1997 ?
(...) Il y a davantage de chômeurs, les records mondiaux sont battus. Le néo-libéralisme et la dictature de la finance tendent à ramener les durées du travail réelles au niveau du XIXe siècle, avec souffrance, stress, contre la santé et contre l’emploi (...)
8 - Est-ce que les 35 h sont une idée des années 70, 80, 90 ?
C’est un progrès historique. L’histoire du code du travail EST l’histoire de la réduction du temps de travail. De 1840 à 1920, il a fallu 80 ans pour passer de la journée de 17 h à la journée de 10 h. de 1936 à 200 il a fallu 70 ans pour passer de 40 h à 35 h : en 70 ans, on a réussi en pratique, dans les faits, dans la vie réelle (...)
9 - Est-ce que les 35 h coûtent cher aux entreprises ?
Les 35 h ne devaient pas se faire à « profit constant » mais comme un moyen de redistribuer emplois et richesses. Mais non, le Medef a « mené la guerre » depuis 13 ans aux 35 h. Il a exigé des masses de subventions. Il ment en prétendant que ça coûte trop cher : en fait pour refuser de négocier les salaires. Mais ses profits n’ont jamais été aussi énormes, la France n’a jamais été aussi riche.
10 - Est-ce que les 35 h coûtent cher à l’état ?
Ça coûte à l’état qui prend sur les impôts que paient les salariés : parce que l’état redistribue d’énormes sommes au patronat (...) Entre 30 et 45 milliards d’exonérations de cotisations sociales de 1 à 1,3 fois le Smic ce qui va en premier dans les poches du CAC 40 (...)
11 - Est-ce que les 35 h ont déjà été détricotées ?
Jack Lang :« Les 35 heures ont été déjà partiellement détricotées, réadaptées ». Encore une fois ça ne veut rien dire ! les 35 h c’est un chiffre, un repère unique pour la durée légale (...)
12 - Est-ce que les 35 h ont bloqué les salaires ?
(...) Lionel Jospin (...) a proclamé les 35 H HEBDOMADAIRES PAR LA LOI SANS PERTE DE SALAIRES. Ce sont les patrons qui ont bloqué les salaires et tout tenté pour les flexibiliser (...)
13 - Est-ce que les 35 h ont été annualisées ?
(...) Dans moins de 0,3 % des cas, il y a eu des accords d’annualisation ou de modulation. Ils sont mauvais : car ils reviennent à rendre les heures supplémentaires invisibles et non majorées (...) En fait le patronat (...) y fait recours dans 76 % des cas pour ajuster les horaires
14 - Est-ce que les 35 h ont été annulées par la flexibilité ?
(...) La flexibilité s’oppose aux 35 h, elle cherche à moduler la durée légale, la durée maxima, le taux des heures supp’ etc. mais tant qu’il reste un ordre public social avec un chiffre unique de repère, les 35 h sont là. Le patronat est pour la flexibilité, mais quand il s’agit de payer, il est d’une rigidité extraordinaire.
15 - Est-ce que la loi TEPA a réglé la question des 35 h ?
(...) TEPA a poussé à des heures supp’ en les faisant payer en partie par l’état (par les impôts de salariés). Cela revient à faire travailler plus ceux qui ont un travail au détriment de ceux qui n’en ont pas. Ça coûte cher et cela a mal marché : 4 milliards qui vont dans la caisse des patrons et augmentent le nombre de chômeurs non embauchés (...)
16 - Est ce que les 35 h sont fraudées ?
(...) Il y a 1 milliard d’heures supp ‘ dans ce pays qui ne sont pas déclarées, pas majorées et même pas payées du tout, ce qui est l’équivalent de 600 000 emplois (...)
17 - Est-ce que les 35 h n’ont pas d’effet dans les petites entreprises ?
Mais si ! Elles s’imposent à toutes les petites, moyennes et grandes entreprises. Même Alain Vidalies ne rend pas compte de la vérité quand il écrit : "Par exemple, Valls met en garde [les socialistes] contre une généralisation des 35 heures aux PME. Mais c’est François Fillon, en 2003, qui l’a mise en place (...)
18 - Est-ce qu’il est déjà possible de déroger aux 35 h ?
Oui, depuis la loi Bertrand, par « accord » avec des syndicats représentant une majorité des salariés concernés. Ce fut le cas à Continental et dans un certain nombre de cas phares ou le patronat fit chantage à l’ordre public social, obligeant les salariés sous peine de chômage à travailler plus sans que les heures supplémentaires soient majorées… et puis les patrons de Continental, après avoir fait avaler cet accord, ont quand même fermé et licencié (...)
19 - Est ce que les RTT ont été supprimées ?
Oui, il y a eu certains textes pour faciliter les « forfaits » sans contrôle et avec moins de jour de RTT parmi les cadres notamment, avec parfois une définition extensive et contestable du statut de « cadre » (...)
20 - Est ce que les 35 h n’existent plus pour les cadres ?
Les cadres sont aux 35 h, de droit commun comme tous les salariés. En fait, nul ne peut les faire travailler plus de 10 h par jour, ni plus de 48 h par semaine ! (...)
21 - Est ce qu’il faut « étendre » les 35 h ?
Non, elles sont étendues. Les 35 h art. 1 de la loi Aubry sont une loi magnifique, la plus avancée au monde. Mais on pourrait prendre des mesures pour rapprocher la durée réelle du travail de la durée légale (...)
22 - Et si on repassait aux 40 h ?
Faire machine arrière toute 70 ans en arrière, cela ne reviendrait qu’à une seule chose : abaisser les salaires . Car des millions de salariés perdraient la majoration de 25 % pour les heures entre 36 et 40. ET il y aurait un million de chômeurs de plus au bas mot.
23 - Est-ce que supprimer les 35 h ça augmenterait les salaires ?
Ça les baisserait automatiquement pour ceux qui feraient des heures supp’. Et pour tous les autres qui auraient encore moins de travail à se répartir.
24 - Et si on augmentait le nombre autorisé d’heures supplémentaires ?
Il est déjà énorme et parfois heureusement inatteignable. Les Britanniques en effet pratiquent l’opt out. (Article 18 de la directive 93-104) Sarkozy a tenté de faire passer la semaine de 65 et de 72 heures quand il présidait l’Europe en décembre 2008 : il a été battu heureusement par le Parlement européen. Mais la directive sur le temps de travail est toujours sur la table en Europe… Danger !
25 - Et s’il n’y avait plus de durée légale ?
C’est le rêve absolu du Medef. Il ne cesse de revendiquer cette « solution »… finale. Cela casserait tout repère, aussi bien pour la durée que pour les salaires. Plus de Smic à 151 h 66. Plus de « grilles de salaires « conventionnelles. Faire fluctuer, rendre confus, pour mieux couler tout le droit du travail.
Gérard Filoche
http://www.marianne2.fr/SlovarMarianne/35H00-Gerard-Filoche-repond-a-Manuel-Valls-_a152.html
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